Objectifs

  • Mental (grim­peur) : appri­voi­ser pro­gres­si­ve­ment la peur de la chute, construire la confiance
  • Sécurité (assu­reur) : dyna­mi­ser cor­rec­te­ment les chutes répétées

Consigne

Le grim­peur monte en tête dans une voie déver­sante facile jus­qu’au mini­mum la 4e dégaine. Vérifier que la zone d’ar­ri­vée est sécu­ri­sée (pas d’obs­tacle, pas de grosse prise qui ressort).

Le grim­peur monte ensuite à la hau­teur de son choix par rap­port à la dégaine et chute. Après sa chute, il note sa peur sur 10 (0 = pas du tout peur, 10 = peur de sa vie). Cette pre­mière éva­lua­tion devient la réfé­rence pour la suite de l’exer­cice. Il est impor­tant que cette pre­mière chute soit à un niveau de peur confortable.

Le grim­peur grimpe ensuite une prise ou un mou­ve­ment de plus, chute, et éva­lue à nou­veau sa peur :

  • Si le niveau de peur est supé­rieur à la réfé­rence → recom­men­cer au même endroit
  • Si le niveau de peur est égal à la réfé­rence → mon­ter d’un palier
  • Si le niveau de peur des­cend sous la réfé­rence → cela devient la nou­velle référence

Un palier est réus­si quand le grim­peur chute en moins de 2 secondes et annonce un niveau de peur égal à sa référence.

En cas d’é­chec (le grim­peur refuse de se lâcher) : soit on redes­cend au der­nier palier réus­si, soit on trouve un inter­mé­diaire (une prise inter­mé­diaire, ou un mou­ve­ment dyna­mique vers le haut depuis le palier précédent).

L’exercice s’ar­rête quand le grim­peur est épui­sé ou quand il a atteint un endroit per­met­tant de clip­per la dégaine suivante.

Public

Grimpeurs et grim­peuses en objec­tif 6a ou 7a en tête.

Prérequis : être auto­nome en tête (pour enle­ver de l’é­qua­tion la ges­tion de l’as­su­rage et du clippage).

Variations

Les varia­tions sui­vantes sont des niveaux sup­plé­men­taires, à pro­po­ser dans l’ordre quand l’exer­cice de base ne pose plus de pro­blème. L’objectif final est de pou­voir chu­ter dans n’im­porte quelle situa­tion (inat­ten­due, déca­lé sur le côté, avec la corde en main) sans que cela crée d’ap­pré­hen­sion rédui­sant la performance.

  1. Changer d’en­droit : il faut s’ha­bi­tuer à pou­voir chu­ter par­tout sur le mur, pas uni­que­ment à la même dégaine. Répéter l’exer­cice à plu­sieurs autres endroits jus­qu’à réus­sir à arri­ver à la dégaine d’après.
  2. Dégaine au niveau du bas­sin : atteindre la dégaine sui­vante au niveau du bas­sin avant de chu­ter (chute plus longue)
  3. Chutes avec pen­dule : se déca­ler vers un côté par rap­port à la dégaine du des­sous, puis l’autre côté
  4. Chuter avec la corde en main : simu­ler une chute au moment de clip­per, avec pro­gres­si­vi­té dans la quan­ti­té de mou dans la main
  5. Chute sur ins­truc­tion : l’en­ca­drant donne l’ins­truc­tion « TOP » et le grim­peur doit chu­ter immé­dia­te­ment. ⚠️ La situa­tion doit tou­jours avoir été vali­dée au préa­lable avec le grim­peur qui décide lui-même de chu­ter dans une situa­tion similaire.

⚠️ Points de vigilance pour l’encadrant

  • Ne JAMAIS pous­ser le grim­peur à aller trop haut : toutes les chutes doivent res­ter gérables. Si ça ne marche pas, on redes­cend et on se remet dans une situa­tion où « ça marche ».
  • Toujours deman­der la note de peur après chaque chute. Insister si le grim­peur n’ose pas don­ner son éva­lua­tion. Cet indi­ca­teur guide toute la progression.
  • L’assurage doit être bien dyna­mique pour que la chute reste agréable.
  • Rester posi­tif et bien­veillant tout au long de l’exer­cice : se mettre volon­tai­re­ment en situa­tion de chute demande un vrai tra­vail sur soi, c’est dif­fi­cile et cela mérite d’être valorisé.
  • L’objectif fon­da­men­tal est que chaque mon­tée soit une expé­rience posi­tive. On ne cherche jamais à mettre le grim­peur en échec ou en situa­tion de stress ingérable.

Même exer­cice sans la notion de notation

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