Objectif : apprendre à lire une voie

Exercice de prise de conscience pour com­prendre ce qu’est la lec­ture de voie et com­ment la pra­ti­quer. En des­si­nant sa voie avant de grim­per, le grim­peur est for­cé d’ob­ser­ver, d’an­ti­ci­per et de prendre des déci­sions avant même de quit­ter le sol. La com­pa­rai­son après l’as­cen­sion révèle les écarts entre la lec­ture et la réalité.

  • Technique : apprendre à obser­ver une voie et à anti­ci­per les mouvements
  • Technique : iden­ti­fier les posi­tions de clip­page, les repos et les sec­tions difficiles
  • Mental : mémo­ri­ser sa lec­ture pour l’ap­pli­quer, et mémo­ri­ser son ascen­sion pour analyser

Consignes

Choisir une voie à vue, légè­re­ment en des­sous du niveau maxi­mum (max ‑1). Il faut qu’il y ait du défi tout en res­tant enchaînable.

Avant l’ascension

Le grim­peur observe la voie depuis le sol et des­sine un sché­ma. Deux options selon la pré­pa­ra­tion possible :

  • Schéma sim­pli­fié : des­si­ner les prises prin­ci­pales sur une feuille blanche
  • Schéma sur pho­to : anno­ter une pho­to impri­mée de la voie

Sur le sché­ma, noter :

  • La main pré­vue sur chaque prise (D ou G)
  • Les points de clip­page (à quelle prise on clippe chaque dégaine)
  • Les posi­tions de repos identifiées
  • Les prises de pieds clés
  • Les sec­tions dif­fi­ciles (crux)

Le grim­peur doit mémo­ri­ser sa lec­ture : le sché­ma ne sera pas consul­table pen­dant l’ascension.

Pendant l’ascension

Le grim­peur grimpe la voie en essayant de suivre son plan. L’encadrant ou le binôme peut obser­ver pour noter les différences.

Après l’ascension

Comparer le sché­ma avec ce qui s’est réel­le­ment pas­sé. L’encadrant guide l’a­na­lyse en posant des ques­tions ouvertes.

Identifier les écarts :

  • Quelles prises ont été prises avec une main différente ?
  • Les clip­pages étaient-ils aux bons endroits ?
  • Les repos et crux iden­ti­fiés correspondaient-ils à la réalité ?
  • Y avait-il des prises de pieds impor­tantes non repérées ?

Analyser les causes des écarts :

  • Était-ce une erreur de lec­ture ? (la prise n’é­tait pas celle qu’on pen­sait, le mou­ve­ment pré­vu n’é­tait pas adapté)
  • Était-ce un oubli ? (on savait quoi faire mais on ne s’en sou­ve­nait plus)
  • Était-ce une adap­ta­tion jus­ti­fiée ? (on a trou­vé mieux une fois sur le mur)

Évaluer l’im­pact de la lec­ture sur l’ascension :

  • Qu’est-ce que la lec­ture t’a appor­té pen­dant la grimpe ?
  • Y a‑t-il eu des moments où tu t’es sen­ti plus serein grâce à la lecture ?
  • Y a‑t-il eu des moments où tu as hési­té mal­gré la lec­ture ? Pourquoi ?

Vigilance encadrant

  • Laisser suf­fi­sam­ment de temps pour l’ob­ser­va­tion et le des­sin (ne pas pres­ser le grimpeur)
  • Encourager une obser­va­tion sous plu­sieurs angles (de face, de côté, de loin)
  • Lors du débrie­fing, ne pas juger les erreurs de lec­ture : l’ob­jec­tif est la prise de conscience, pas la perfection
  • Poser des ques­tions ouvertes pour faire réflé­chir le grim­peur, ne pas don­ner les réponses à sa place
‹ Revenir à la liste des exercices